LE CFJ, UN MOULE A PLUMITIFS SANS ÉPAISSEUR ET SOUMIS AUX POUVOIRS ?

Publié le par Léon Salers

Avant de devenir l’auteur de l’incontournable Guerre des classes (1), dont on vous parlera prochainement, François Ruffin, le rédacteur en chef de Fakir (2), a jugé bon, pendant deux ans, de suivre les cours du Centre de Formation des Journalistes (CFJ) qui, bien que se proclamant « la meilleure école de journalisme en France et même en Europe », n’est, sous sa plume, guère autre chose qu’un moule à plumitifs sans épaisseur, soumis aux pouvoirs.

 

De cette drôle d’expérience, Ruffin a tiré un ouvrage passionnant, que l’on devrait tous lire : Les petits soldats du journalisme (3).

 

Pourquoi devrais-tu, cher lecteur, consacrer quelques heures de ta vie à la lecture de ce « récit incisif et insolent qui démonte, pièce par pièce, les rouages de la machine médiatique » ? La réponse, en un certain sens, est contenue dans la question… Mais bon, parlons net : il faut le faire parce que sans ça tu comprendrais sans doute moins bien comment le journalisme contemporain s’est finalement fait un devoir, sans aucun égard pour le public par surcroît, de distiller une information prémâchée par l’AFP (4), les lobbies ou bien encore différents types de « spin doctors », recrutés pour relayer la voix de leurs maîtres : les puissants, les entreprises, le gouvernement.

 

Cela étant dit, cher lecteur : à toi de voir. Et à bientôt pour de nouvelles et formidables aventures.

 

LÉON SALERS

8 janvier 2011

 

 

(1)   François RUFFIN, La guerre des classes, Fayard, 2008, 239 p

(2)   http://www.fakirpresse.info/

(3)   François RUFFIN, Les petits soldats du journalisme, Les Arénes, 2003, 271 p

(4)   Agence France presse.

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