LA FABRIQUE DU CONSENTEMENT A LA SURVEILLANCE GENERALISEE

Publié le par Steve RENAUD

 

Ceux pour qui la vidéosurveillance1 est un pas de plus dans la limitation des libertés individuelles peuvent, pour lutter contre elles, avoir recours à plusieurs stratégies. Le premier réflexe, celui qui vient instinctivement, est de se tourner vers l’évaluation de ce dispositif : entre vidéosurveillance ou vidéoprotection2, c’est par l’analyse des chiffres que la question serait tranchée. Le deuxième réflexe consiste à s’interroger sur les buts poursuivis pour essayer de montrer que le recours aux caméras vise, avant toute autre chose, à protéger le pouvoir en place, ou encore, à faire circuler des fonds vers les amis du pouvoir.

 

La première de ces approches, de type socio-criminologique, peut très vite mener à une impasse, à une querelle de chiffres comme le montrent les débats sur les conclusions à tirer d’un rapport de 2009 relatif à l’analyse des statistiques de la délinquance sur la période 2000-2008 et à l'effet dissuasif des caméras sur la voie publique : tandis que certains y ont vu une confirmation de l’efficacité du dispositif en matière de lutte contre la criminalité3 , d’autres, au contraire, en ont proposé une lecture diamétralement opposée . Bref, force est de constater que l’approche de type sociologique ne permet guère d’emporter l’unanimité et donc de fournir un socle sur lequel il est possible de prendre appui pour mettre à frein à la prolifération des caméras sur le sol français.

 

La deuxième approche cherche à délégitimer le recours au procédé en en révélant les buts cachés. Toutefois, outre le fait qu'il est difficile savoir si ces derniers sont réels ou fantasmés par les détracteurs de l’Etat, force est de constater que cette approche ne permettra pas de convaincre celui qui croit farouchement en l’efficacité de la vidéosurveillance. "Financement des amis de l’Etat, et alors ? A partir du moment où ma sécurité est assurée"… Au mieux, pointer les buts implicites recherchés conduit à rendre le dispositif4 conforme à son but affiché ( lutter contre la délinquance) mais non à y renoncer. Bien sûr, cela ne signifie pas qu’il ne faille pas s’interroger sur les buts réels de la vidéosurveillance. Seulement ces buts doivent être dégagés à partir de la description du dispositif, de ses modalités de fonctionnement.

Pour décrire le mécanisme à l’œuvre dans la vidéosurveillance, on peut partir d’un article du 12 novembre 2009 dans lequel LeMonde.fr attirait l’attention sur le décalage qui existe entre l’opinion publique anglaise et l’efficacité de ce dispositif dans la lutte contre la criminalité. Dans ce dernier, l'auteur relevait en effet que « l'opinion publique est largement favorable » à la vidéosurveillance alors même que cette efficacité « n’est à ce jour pas prouvée », même si la police rappelle régulièrement que les caméras ont été utiles dans les enquêtes sur les attentats terroristes de juillet 2005 ou sur le meurtre par empoisonnement de l'ancien espion russe, Alexander Livinenko en 2006. Situation qui semble être proche de celle de la France: la vidéosurveillance y est moins présente (il devrait y avoir 60 000 caméras dans les rues d’ici 2011 ), mais il suffit de lire les réactions des internautes pour se rendre compte que nombre d'entre eux défendent bec et ongles ce procédé de surveillance. En effet, alors même qu’il est rapporté dans l’article que « Scotland Yard a reconnu qu'en 2008, à Londres, environ un million de caméras n'ont aidé à résoudre que moins de 1 000 délits », les internautes continuent à lui reconnaître une grande efficacité en matière de lutte contre la délinquance. On peut d'ailleurs dire qu'aujourd'hui, en France, "la prolifération des caméras dans l'espace urbain n'émeut plus grand monde, à tel point que la vidéosurveillance semble être entrée dans les mœurs."5 C'est en tout cas ce que démontrait un sondage Ipsos réalisé en 2008 selon lequel 71% des français se disaient favorables à la présence des caméras dans les lieux publics6.

 

Cette résistance de l’opinion publique, notamment anglaise, aux aveux officiels d'efficacité douteuse du dispositif est étonnante et laisse suggérer que l'ancrage de la surveillance généralisée dans les moeurs est un phénomène produit et entretnu par le dispostif lui-même. Pour le comprendre, on peut peut-être partir d’une évidence : on trouvera toujours des exemples permettant d'étayer la thèse de l'utilité des caméras de surveillance. Dans un pays comme l’Angleterre qui en compte plus de 4 millions dans ses rues, la situation serait pour le moins grotesque si aucune d’entre elles n’avait permis de prévenir un crime et/ou d’identifier après sa réalisation son auteur. Autrement dit, une fois en place, la vidéosurveillance produit d’elle-même non pas la preuve de son efficacité en matière de lutte contre la criminalité, mais les éléments nécessaires à la naissance et à l’entretien de la croyance des individus en cette efficacité. Les municipalités l'ont d'ailleurs bien compris comme le prouve le recours à l'argument de l'expérimentation par lequel elles reportent à une date ultérieure la question du respect des libertés individiuelles. Qui peut sérieusement croire qu'une fois les dépenses engagéges7, une commune décidera de ranger au placard un équipemet si coûteux? En réalité, ce temps de l'expérimentation n'est rien d'autre que le temps nécessaire à la production des bandes magnétiques qui permettront, dans la rhétorique, de passer du registre de l'efficacité supposée à celui de l'efficacité avérée, et donc de rendre ainsi inopérant, dans le débat, l'argument tiré du souci de protection des libertés individuelles.

 

Par ailleurs à ces éléments d’entretien de la croyance fournies par les bandes magnétiques, il faut ajouter l’action même du dispositif sur les corps, action par laquelle sont produits des effets de pensée. En effet, contrairement à ce que l'on croit, cet effet de pensée est suscité non par une diminution de la délinquance, mais par la sanction des incivilités, autrement dit par la création d’une nouvelle délinquance à laquelle est associée une nouvelle manière de punir, d’agir sur les corps. Comme l'illustre le cas anglais, ce dont il s'agit, ce n'est pas tant d'endiguer la délinquance que d'utiliser la technologie dans un but disciplinaire, de tenter, d'une certaine façon, une sorte d'application à grande échelle, en dehors des murs de la prison, du schéma panoptique de Bentham tel que décrit par Foucault8. Peu importe en définitive que les crimes et délits soient, ou non, empêchés, le tout est que l’individu lambda, celui qui n'a pas l'intention d’entamer une carrière de délinquant, sache que le moindre de ses actes peut donner lieu à une réprimande ( humiliation publique par une voix off pour avoir jeté par terre un mégot, verbalisation pour stationnement interdit9….) Réprimer ce qu'il y a de plus anodin et le faire à la vue de tous, pour laisser croire que ce qui est plus grave est empêché, telle est peut-être la logique qui explique l’acceptabilité de principe dont jouit la vidéosurveillance.

 

D'ailleurs, comment expliquer que les autorités publiques n’engagent pas les dépenses allant dans le sens d’une augmentation des effectifs nécessaires au traitement et analyse des images? La raison en est que, comme tout schéma panoptique, l’essentiel ici est qu’il y ait l’apparence de l’observation : que celle-ci soit effective ou pas, peu importe dès lors que les individus se sentent et se savent observés et que, au besoin, de temps à autres, la chose leur soit rappelée par le biais de la sanction d’une incivilité. Pour le formuler autrement, on peut dire en définitive que les destinataires de la vidéosurveillance, ce ne sont pas, comme on le répète volontiers, les criminels potentiels, mais bel et bien ceux qui entendaient rester en dehors des sphères de la pénalité. Ils ne sont sont, comme on tend à le laisser crorie, les surveillés par ricochet: ils sont au contraire la cible première du dispositif. C'est d'autant plus évident que de nos jours, le délinquant n'est plus la figure de l'être rationnel qui décide d'agir seulement après s'être livré à un bilan coût / avantage par lequel il apprécie l'opportunité de réaliser ou non son action. En effet, bien que plus rares, les actes de violence sont aujourd'hui de l'ordre de l'excès10, constituent souvent "des entreprises d'une gravité extrême pour un gain minime"11, relèvent, in fine, davantage d'une logique de l'impulsion que de celle d'un acte raisonné sur lequel pourrait prendre prise un effet dissuasif. D'ailleurs, si la vidéosurveillance s'adressait prioritairement au délinquant, elle serait en ce sens en parfait décalage avec une politique pénale qui, de plus en plus, traite le crime sur le mode de l'instinct perverti et donc à soigner. En réalité, il n'en est rien, point de décalage, mais une parfaite complémentarité: si l'acte criminel est le déchainement d'un instinct alors, les incivilités (comme les comportements "déviants" des enfants de moins de trois ans) deviennent le signes d'une manifestation d'une violence à venir, si bien qu'il est indispensable de les déceler pour les réprimer, au sens psychologique du terme. La vidéosurveillance s'adresse au non délinquant parce qu'il est en demande mais aussi parce qu'il est considéré comme un délinquant en puissance. En visant les incivilités, non seulement elle crée, comme on l'a dit, les conditions de son acceptabilité, mais en plus, elle complète doublement une politique pénale néopositiviste. D'abord parce que la présence criarde de la vidéosurveillance est un dressage de l'instinct, une sorte de technique de subjectivation par laquelle les individus sont sommés de faire preuve, dans leur moindre geste, d'un auto-contrôle: la puissance normalisatrice de la caméra tient au fait que les individus doivent réprimer, en plus de leurs pulsions destructrices, tout un ensemble de petits gestes. Elle est en somme un procédé technique étatique du processus de civilisation des moeurs12 dont Norbert Elias a mis en relief les aspects "psychogénétiques". Selon l'auteur, la dynamique de l'Occident13 est caractérisée par le passage d'une contrainte imposée de l'extérieure à une autocontrainte rendue possible par l'inscription psychique de la norme. La vidéosurveillance participe à la perpétuation de cette dynamique14 mais d'une manière particulière au sens où l'autocontrainte profite au dispositif: c'est en effet par cette action de l'individu sur lui-même que ce dernier est conduit à attribuer au dispositif un effet dissuasif. Ensuite parce qu'elle permet, en cas de passage à l'acte, de renchérir sur la rhétorique de l'instinct criminel: en effet, que peut révéler un passage à l'acte devant les yeux non dissimulés de l'Etat si ce n'est une personnalité "border line" sur laquelle il convient d'agir?

 

En définitive, et cette conclusion ne saurait surprendre, la vidéosurveillance est portée par la logique du procès de personnalisation qui a été analysé par la sociologie du narcissisme. S'il suscite de l'indifférence à l'égard de la chose publique, l''individualisme favorise également l'identification psychique à l'autre, la compassion si bien qu'il contribue à rendre la violence proprement insoutenable. Dans les faits, cela se traduit d'abord par un recul de la violence, mais aussi, et paradoxalement, par un sentiment d'insécurité toujours plus en décalage avec la réalité. "L'insécurité actuelle, disait Lipovetsky, n'est pas une idéologie, elle est le corrélat inéluctable d'un individu déstabilisé et désarmé amplifiant tous les risques, obsédés par ses problèmes personnels, exaspéré par un système répressif jugé inactif ou "trop" clément, habitué à être protégé, traumatisé par la violence dont il ignore tout: l'insécurité quotidienne résume sous une forme angoissée la désubstantialisation post-moderne."15 On comprend dès lors pourquoi le destinataire de la vidéosurveillance ne peut être que le non-délinquant: il en est le demandeur16 irrationnel, et parce que, précisément, sa demande est irrationnelle, elle doit, pour être soulagée, nécessairement passée par une action sur ce dernier. Ce n'est que par cette action qu'il se trouvera délesté de son fantasme d'insécurité. Autrement dit, c'est parce que la présence du dispositif peut être corporellement sentie qu'elle est réclamée et investie du pouvoir d'endiguer le crime. De là, d'ailleurs, le rôle supplémentaire des panonceaux et affiches17 qui, en France, signalent, en milieux ouverts comme fermés, la présence de l'équipement. Souci de protection de la vie privée dans l'espace public et effet dissuasif, dira-t-on, mais également, voire surtout18, l'aveu officiel que l'objectif du dispositif est d'abord de marquer la présence de l'Etat. La vidéosurveillance n'est, en ce sens, absolument pas compatible avec la discrétion: elle ne participe absolument pas à la constitution d'une"société de "miradors invisibles."19 Au contraire, sa présence se doit d'être criarde car non seulement le sentiment d'insécurité auquel elle entend répondre est irrationnel, mais aussi parce que ce sentiment rime avec mise en cause systématique d'une puissance publique dénoncée comme défaillante: la vidéosurveillance permet en ce sens aux autorités publiques si ce n'est de faire taire, du moins d'atténuer l'accusation de défaillance en assurant leur visibilité auprès de celui qui la réclame20, inexorablement. Les budgets sont amputés, les moyens de préventions classiques délaissés, le lien social oublié21, mais, broutilles que tout cela puisque l'électeur, lui, est satisfait...

 

                                                                                                            Steve RENAUD

 

1Cf. art. 10 et 10-1 de la loi (modifiée) n°95-73 du 21 janvier 1995 d'orientation et de programmation relative à la sécurité; Décret (modifié) n°96-926 du 17 octobre 1996 relatif à la vidéosurveillance pris pour l'application des articles 10 et 10-1 de la loi n° 95-73 du 21 janvier 1995 d'orientation et de programmation relative à la sécurité.

2C'est ce terme qui apparaît dorénavant sur le site du Ministère de l'Intérieur, de l'outre-mer et des collecivités territoriales.

3J.-M. Leclerc, "Vidéosurveillance: le rapport qui prouve son efficacité", 21 août 2009, Le Figaro.fr

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/08/21/01016-20090821ARTFIG00361-videosurveillance-le-rapport-qui-prouve-son-efficacite-.php

4"J'appelle dispositif tout ce qui a, d'une manière ou d'une autre, la capacité de capturer, d'orienter, de déterminer, d'intercepter, de modeler, de contrôler et d'assurer les gestes, les conduites, les opinions et les discours des êtres vivants.", G. Agamben, Qu'est-ce qu'un dispositif?, Paris, Rivages poche / Petite Bibliothèque, 2007, p.31.

5H. Jouanneau, "L'essentiel - Faut-il développer la vidéosurveillance", La gazette des communes, 27/05/2009 mis à jour le 28/01/2010, dossier: "Faut-il développer la vidéosurveillance?".

http://infos.lagazettedescommunes.com/52/lessentiel-faut-il-developper-la-videosurveillance/

6H. Jouanneau, "L'essentiel - Faut-il développer la vidéosurveillance", op. cit.

7Sur le coût financier, cf. L. Mucchielli, "Vidéosurveillance. Un coût très important pour des résultats très faibles", article publié le 6 mai 2010, http://www.laurent-mucchielli.org/public/Le_cout_de_la_videosurveillance.pdf

8M. Foucault, Surveiller et punir, Paris, Gallimard, coll. "Tel", 1975. Sur l'influence de la prolifération des images sur la personnalité, cf. C. Lasch, La culture du narcissisme. La vie américaine à un âge de déclin des espérances (1979), trad. de l'anglais par M. L. Landa, précédée de "Pour en finir avec le XXIe siècle" de J.-C. Michéa, Flammarion, coll. "Champs essais", spéc. p.80 et s.

9Ligue des Droits de l'Homme, "Souriez, vous êtes "vidéoprotégés" ", Paris, 23 mars 2010.

http://www.ldh-france.org/Souriez-vous-etes-videoproteges

10Cf. P. Tourancheau, "Des "violences non crapuleuses" aux motifs futiles", Libération.fr, 13 avril 2010, http://www.liberation.fr/societe/0101629892-des-violences-non-crapuleuses-aux-motifs-futiles

11G. Lipovetsky, L'ère du vide. Essai sur l'individualisme contemporain, Paris, Gallimard, 1983, p.299.

12N Elias, La civilisation des moeurs (1969), Calmann-Lévy, coll. "Pocket", 1973. Cf. également du même auteur, La société des individus (1987), Fayard, coll. "Agora", 1991.

13N. Elias, La Dynamique de l'Occident (1969), Calmann-Lévy, 1975.

14C'est ainsi qu'au sujet de l'uitlisation de la vidéosurveillance dans une école privée d'enseignement technique, des auteurs ont relevé que "le dispositif technique concilie un double objectif: sécuritaire (l'anti-intrusion après la fermeture de l'établissement, la prévention des vols et des dégradations, etc.) et éducatif (la régulation du comportement des élèves selon un principe d'autodiscipline.", F. Ocqueteau, E. Heilmann, "Droit et usage des nouvelles technologies: les enjeux d'une réglementation de la vidéosurveillance", Droit & Société, n°36/37-1997, pp.341-342.

15G. Lipovetsky, L'ère du vide. Essai sur l'individualisme contemporain, Paris, Gallimard, 1983, p.292.

16De manière générale, cette demande produit des effets en matière de récolte de données personnels. En Europe, et particulièrement en France, " (qui est) un pays où la protection du droit à la vie privée est traditionnellement très forte. On est ainsi passé d’une longue période de réactions hostiles aux bases de données personnelles à celle de leur acceptation, puis à la certitude de leur nécessité : seules quelques résistances marginales se sont manifestées face au recours désormais systématique à la biométrie en matière de documents d’identité, et à la mise en place de traitements de ces données. La résistance au fichage s’est parfois transformée en revendication du fichage : il en a été ainsi pour le fichier d’empreintes génétiques des délinquants sexuels qui n’a fait l’objet d’aucune opposition. Le consensus a en effet été général, malgré quelques voix dissidentes rappelant que les expérimentations effectuées sur une partie de la population se généralisent rapidement à son ensemble.", Sylvia Preuss-Laussinotte, « Bases de données personnelles et politiques de sécurité : une protection illusoire ? », Cultures & Conflits [ mis en ligne le 06 mars 2007], p. 3 (pagination informatique), URL : http://conflits.revues.org/index2133.html.

17Art. 13-1 du décret (modifié) n°96-926 du 17 octobre 1996 relatif à la vidéosurveillance pris pour l'application des articles 10 et 10-1 de la loi n° 95-73 du 21 janvier 1995 d'orientation et de programmation relative à la sécurité.

18 Il faut en effet rappeler que les données issues de la vidéosurveillance ne sont pas considérées, au terme du considérant 16 de la directive du 24 octobre 1995, comme des données personnelles. De plus, en France, selon l’article 10-I de la loi du 21 janvier 1995 modifiée sur la vidéosurveillance, seuls les enregistrements conservés au-delà d’un mois doivent faire l’objet d’une déclaration à la CNIL si bien qu'en définitie la plus grande partie de ces enregistrements échappent à son contrôle.

19 Ligue des Droits de l'Homme, Souriez, vous êtes "vidéoprotégés", Paris, 23 mars 2010, op. cit.

20Cf. F. Ocqueteau, E. Heilmann, Droit et usage des nouvelles technologies: les enjeux d'une réglementation de la vidéosurveillance, op. cit.

21"Au plan local, lorsque la vidéosurveillance vient « plomber » un budget municipal déjà entamé par le développement de la police municipale, on devine qu’il ne reste plus grand chose dans les caisses pour recruter des éducateurs, des animateurs socioculturels, des médiateurs, des correspondants de nuit, des surveillants de sortie d’école, et autres types d’emplois de proximité permettant de renforcer un peu le lien social, d’encadrer la jeunesse avec des projets éducatifs et de maintenir le dialogue entre la population et les institutions.", L. Mucchielli,Vidéosurveillance. Un coût très important pour des résultats très faibles, op. cit., p.3.

Publié dans A contre-jour

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